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Entrevue littéraire avec Benjamin Hennequin : L’écriture de l’apocalypse

La petite rédac’ interroge les auteurs afin que vous puissiez mieux les connaître. Aujourd’hui, nous partons à la rencontre de Benjamin Hennequin, auteur de Survivre à tout prix : Un père et son fils face à l’apocalypse

Où puise-t-il son inspiration ? Il a répondu à nos questions pour vous.

Découverte !

Qui est vraiment Benjamin Hennequin et où peut-on suivre l’avancée de ce projet d’une vie ?

Sociologue, chargé de cours universitaire mais aussi instructeur en Xingyi Quan, je suis passionné d’écriture depuis l’enfance. J’écris depuis mes 15 ans. J’ai fait le choix de publier chez Amazon pour une raison simple : la liberté. Je n’ai aucune contrainte éditoriale et je peux m’occuper pleinement de mes lecteurs, qui participent activement à l’écriture des romans.

Pourquoi avoir choisi cette date précise pour marquer le début de la fin du monde dans vos villages de France ?

J’ai longtemps attendu avant d’oser me publier. Puis, le 14 juillet 2025, mon fils m’a dit :

« Papa, tu dis qu’il faut vivre ses rêves… alors pourquoi tu ne donnes pas tes livres aux gens ? »

Ce fut une claque. Mes romans étaient déjà corrigés, prêts. Il ne manquait que mon courage. J’ai alors modifié la date de l’invasion dans mes manuscrits, par symbole personnel, puis je les ai envoyés à Amazon. Cette date marque autant la fin d’un monde fictif que le début du mien en tant qu’auteur publié.

Trois mots pour définir votre identité d’auteur ?

Déjanté. Audacieux. Sérieux.

Vous publiez 2030 avant 2025 : quel est le plus grand défi narratif de cette chronologie inversée ?

C’est passionnant. Dans le roman situé en 2030, j’ai déjà imaginé des dizaines de lieux et d’événements qui ne sont pas encore écrits dans la chronologie antérieure. Chaque élément évoqué devient ensuite la matière d’un nouveau roman. J’en ai pour toute une vie et, c’est exaltant ! J’ajoute même une difficulté supplémentaire : chaque lecteur peut influencer l’histoire d’avant 2030, puisqu’elle reste à écrire.

Vous écrivez en partenariat avec une mairie : comment la réalité d’un village français nourrit-elle votre fiction apocalyptique ?

C’est essentiel pour moi. Avant mon prochain roman (celui en cours sur le village d’Escoussens), je m’appuyais principalement sur les témoignages des habitants rencontrés lors de mes recherches. Aujourd’hui, je peux ajouter une dimension nouvelle : l’histoire municipale, les archives, la mémoire officielle et officieuse du village. Rien de politique bien sûr, mais une volonté d’être au plus près de la réalité locale intégrée à ma fiction. Par exemple, dans le roman sur Gruissan, la librairie du port apparaît… alors qu’elle a disparu depuis près de 30 ans. Les anciens retrouvent le village d’antan intégré dans l’apocalypse de 2025. La fiction devient mémoire vivante.

Si ce projet colossal ne devait être résumé qu’à un seul mot, lequel choisiriez-vous ?

Héritage : pour mon fils, pour mes lecteurs, pour laisser une trace. Chaque lecteur peut me contacter pour devenir un héros, proposer un lieu ou intégrer un événement dans mes romans. Cette interaction est fondamentale.

Quelle phrase diriez-vous à un lecteur pour qu’il s’embarque avec vous dans ce voyage de toute une vie ?

Marre du quotidien ? Rejoins l’aventure. Intègre le prochain roman avec ta famille, tes amis… ou même tes ennemis.

Écrire ce projet « sur toute une vie », est-ce une promesse faite à vous-même ou à vos lecteurs ?

Une double promesse. Depuis l’enfance, je rêve d’une saga qui ne s’arrêterait jamais. Aujourd’hui, je construis ce rêve. Toute ma vie, j’écrirai sur cette apocalypse déjantée qui se déroule en France. Chaque année, de nouveaux romans verront le jour, jusqu’à ce que je ne puisse plus tenir un stylo. Et pourquoi pas, un jour, transmettre le flambeau à mon fils. Une aventure sans fin, où chacun peut entrer dans l’histoire. Comment ne pas tenir une telle promesse ?

Je tiens à remercier chaleureusement toute l’équipe de La Petite Rédac !!! Et si vous le souhaitez… je peux toujours vous faire mordre par Mamie Simone ou vous intégrer comme équipe officielle de gogo-danseuses pour zombies. Après tout, soyons fous.

Le mot de la fin (avant l’invasion)

C’est sur cette proposition — aussi généreuse qu’inquiétante — que nous refermons cette page. Entre une morsure de Mamie Simone et une chorégraphie improvisée pour gogo-danseurs zombies, on retiendra que Benjamin Hennequin ne se contente pas d’écrire l’apocalypse : il vous propose d’en devenir les acteurs.

De mon côté, je vais de ce pas prendre quelques cours de gym et de danse. Il paraît que pour survivre après 2030, l’élasticité est primordiale (personne ne veut d’un zombie avec un lumbago, n’est-ce pas ?). Quant au marché de l’emploi post-apocalyptique… on verra bien si le gogo-dancing pour morts-vivants recrute, mais on ne sait jamais !

Un immense merci à Benjamin pour ce voyage hors du temps (et de la raison).

Si vous aussi, vous avez des mondes à bâtir, des futurs à inventer ou des chronologies à bousculer, ne restez pas seuls face à la fin du monde ! Plus de conseils, plus d’échanges et surtout plus de parcours d’auteurs passionnants vous attendent juste ici :

👉 Rendez-vous sur le blog de La Petite Rédac’ pour la suite de l’aventure !

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3 Commentaires
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Magali Saury
6 mars 2026 18h48

Bravo Benjamin ! Je suis fan de ton dynamisme, de ta passion et de tes rêves 🤗🤗🤩

Benjamin Hennequin
4 avril 2026 11h15

Merci beaucoup Magali ! J’essaie de faire de mon mieux 🙂
Désolé du retard j’avais des zombies qui me courait derrière … Allez savoir pourquoi…