Harcèlement scolaire : Le cauchemar se poursuit à la maison

Quand les adolescents sont victimes de cyberharcèlement

 

   En 2018, les différents réseaux sociaux ont été envahis de témoignages qui relatent ou dénoncent des faits de harcèlement scolaire. Dans la plupart des cas étudiés, ce calvaire se poursuivait sur les réseaux sociaux une fois la victime chez elle.

   Le cyberharcèlement est un délit sévèrement puni par la loi. Notamment si la victime a moins de 15 ans. Il consiste en des actes ou des paroles dégradantes ou humiliantes répétées régulièrement et ayant pour conséquence la dégradation des conditions de vie de celui qui les subit. Le tout perpétré sur internet.

   Vu l’utilisation toujours plus importante des nouveaux médias par les 10-18 ans il convient de les sensibiliser sur leur utilisation. Il semble aussi particulièrement nécessaire de les accompagner dans leurs démarches s’ils sont devenus les souffres douleurs de personnes malintentionnées.

  Comment expliquer l’augmentation des faits de harcèlement scolaire sur internet et comment les prévenir ?

  • Un harcèlement favorisé par l’anonymat et l’effet de groupe
  • Les moyens de prévention des cas de harcèlement scolaire

Un harcèlement sur internet favorisé par l’anonymat et l’effet de groupe

La petite rédactrice s’engage contre le harcèlement moral sur internet

      Le harcèlement en ligne peut se faire par des commentaires haineux, des messages privés menaçants ou encore par des mails accablants. C’est pourquoi les lieux privilégiés de ces méfaits en ligne sont les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Instagram et même YouTube), mais aussi les forums.

    Sur ce type de plateformes, les profils peuvent être masqués. Les véritables noms sont souvent changés en pseudos. Le pire, c’est que pour trouver les coupables, des procédures judiciaires doivent généralement être engagées par les victimes. L’anonymat profite ainsi à une sorte d’impunité. La pensée qui s’exprime plus librement sur internet n’est pas toujours modérée sur le clavier.

Cela mène à des insultes, à de la grossophobie et à bien d’autres formes de discriminations.

Marlène Schiappa, secrétaire d’état chargée de la lutte pour l’égalité homme/femme et de la lutte contre les discriminations avait proposé en 2018 l’introduction du « délit de cyberharcèlement groupé » pour contrecarrer cet effet de groupe sur les réseaux sociaux.

   Sachant la fragilité des plus jeunes face à ces faits outrageux (dépression, phobie scolaire, tentatives de suicide…), il semble important de les protéger au mieux lorsque la situation est dévoilée au grand jour.

Les moyens de prévention des cas de harcèlement scolaire sur les réseaux sociaux

    Le premier moyen de prévention est de sensibiliser les plus jeunes le plus tôt possible aux dégâts que provoquent la violence et les discriminations. Le tout pouvant se faire à l’école pendant les cours d’instruction civique ou à la maison avec l’aide des parents.
     Les établissements scolaires devraient d’ailleurs formés leurs salariés afin qu’ils puissent analyser et interpréter les changements brusques de comportement des élèves.

La baisse des résultats scolaires étant également un facteur à étudier.

     Le second moyen repose sur l’ouverture du dialogue auprès de la famille et des professionnels. L’enfant/ adolescent doit pouvoir se livrer dans un climat de confiance auprès d’une personne de sa famille, d’un proche ou d’un membre du personnel socio-médical de l’établissement.

Il existe aussi un numéro vert réservé aux victimes de cyberharcèlement, le 0800 200 000.

     La meilleure prévention c’est encore l’action. Et oui il faut aussi rappeler qu’il existe des moyens d’agir activement contre le cyberharcèlement même s’il s’exerce entre mineurs. En effet,l’article 222-33-2-2 du code pénal prévoit 1 an de prison et 7500 euros d’amende au harceleur en ligne dont la victime est un mineur de plus de 13 ans. Le même article prévoit également 18 mois de prison et 7500 euros d’amende dans le cas où la victime à plus de 15 ans.

   Pour conclure rappelons que la méchanceté sur les réseaux sociaux est aujourd’hui de plus en plus encadrée par la loi française. Ainsi, il est totalement possible de protéger son enfant de ces agissements nuisibles à son bien-être.

     Cependant il faut savoir que dans la grande majorité des cas, les victimes de ces méfaits n’osent pas s’exprimer à ce sujet. Il est donc important d’être attentif aux changements de comportement inquiétants (baisses des résultats scolaires, agressivité, isolement…).

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