La petite rédac’ interroge les auteurs afin que vous puissiez mieux les connaître. Aujourd’hui, nous partons à la rencontre de Germaineli Rosa, l’autrice du thriller Les pivoines du mal . Une plongée glaçante au cœur du suspense : à découvrir sans plus attendre.
Où puise-t-elle son inspiration ? Elle a répondu à nos questions pour vous.
Découverte !
Entrevue littéraire : Germaineli Rosa

Qui est l’autrice derrière ce titre mystérieux et où peut-on suivre votre actualité littéraire ?
Ce titre mystérieux cache une autrice qui l’est tout autant. J’écris sous le nom de plume : Rosa Germaineli. Un nom qui me tient profondément à cœur. Rosa et Germaine, ce sont les prénoms de mes deux grand-mères. Eli, c’est un clin d’œil à ma maman.
Choisir un nom de plume, c’était aussi me protéger… et me libérer à la fois. Me sentir autorisé à oser, à tenter, à me planter aussi, si jamais. Parce qu’écrire, c’est se mettre à nu. Et parfois, on a besoin d’un voile léger pour y arriver.
Vous pouvez retrouver mon livre sur Amazon, et moi principalement sur Instagram . J’y partage mon univers, mes avancées. L’auto-promotion n’est pas quelque chose de simple pour moi. Quand on n’est pas très à l’aise avec les réseaux, ça ressemble un peu à débarquer dans un monde dont on ne connaît pas les codes.
L’auto-édition aussi, c’est nouveau. Tout est nouveau. Par moments, je me sens comme une brebis au milieu d’un immense champion… un peu perdu, un peu impressionnée. Mais bon… c’est mignon une brebis, non ? Et puis, elle avance quand même.
Pourquoi ce titre, Les pivoines du mal ? Quel contraste avez-vous voulu créer entre la délicatesse de la fleur et la noirceur de votre intrigue ?

J’aime ce titre justement parce qu’il est doux. Presque fragile. En total contraste avec le noirceur de mon histoire comme vous le dites.
Pourquoi les pivoines ? Parce que cette fleur est fascinante. Selon les civilisations, sa signification change. En Chine, son pays d’origine, elle est associée au pouvoir, à la beauté féminine, à la générosité, au succès. Elle incarne quelque chose de noble, de lumineux. Mais elle peut aussi symboliser la honte, la jalousie… des émotions beaucoup plus sombres. Un magnifique parallèle avec mes personnages.
Et au fond, je trouve que c’est exactement comme dans la vie. Selon la personne qui regarde, selon son vécu, selon son point de vue… la signification n’est jamais la même. Une même fleur, une même histoire, peuvent être perçues de mille façons différentes. C’est ce double visage qui m’a séduite.
Il y a aussi d’autres détails que j’ai glissés dans mon roman. Mais je vous laisse découvrir la fleur que j’ai fait naître au fil des pages.
Quels sont les trois mots qui parlent le mieux de votre style et de votre univers psychologique ?
Les trois mots qui définissent le mieux mon univers psychologique et mon style sont sensibilité, obscurité et réalité. Parce que j’explore des émotions souvent sombres, mais réalistes, des émotions qui existent dans la vie, même si on préfère parfois croire qu’elles n’existent pas.
Qu’est-ce qui est le plus complexe : bâtir le suspense ou explorer les zones d’ombre de vos personnages ?
Entre le suspense et les zones d’ombre de mes personnages, le suspense m’est plus complexe à bâtir. Les zones d’ombre, elles, viennent presque naturellement. Elles arrivent en première. Les failles, les blessures, les parts plus sombres… je les ressens avant même d’avoir toute l’intrigue. Je commence par écrire ces zones d’ombre, puis je construis l’histoire autour d’elles. Le suspense, lui, demande plus de concentration et de temps. C’est le travail d’écriture qui me paraît le plus compliqué, parce que je dois le construire sans perdre le lecteur. Il faut savoir doser, retenir certaines choses, en révéler d’autres au bon moment. Trouver le bon rythme, sans trop en dire, mais sans frustrer non plus.
Dans ce récit, quelle a été votre plus belle victoire d’écriture (un retour de lecteur, un twist réussi ou une scène particulièrement intense) ?
Ma plus belle réussite d’écriture… ce n’est pas une scène en particulier. C’est un retour de lectrice. Les premiers avis sont souvent ceux de l’entourage. Ils vous soutiennent, vous encouragent à poursuivre vos rêves. Et même si leur soutien est précieux, on se demande toujours, au fond, si leur regard n’est pas un peu adouci par l’amour qu’ils nous portent. Pas parce que je doute d’eux. Mais parce qu’ils m’aiment, justement.
Avoir un avis totalement extérieur, sincère, spontané… c’est plus compliqué.
Et puis un jour, une femme est venue me trouver dans un bar. Elle avait lu mon roman. Elle a pris le temps de venir me parler, de me dire qu’elle avait adoré, de me faire des compliments avec une telle insistance que je savais que c’était vrai. Parce que si elle n’avait pas aimé, elle ne serait simplement pas venue.
Ce moment-là m’a profondément touchée. Ça m’a réchauffé le cœur. Ça m’a redonné confiance. Parce que l’auto-édition n’est pas toujours facile, on doute beaucoup.
Mais ce jour-là, je me suis dit que mon histoire avait vraiment rencontré quelqu’un. Et ça, pour moi, c’est la plus belle réussite.
Si votre livre ne devait être résumé qu’à un seul mot, lequel choisiriez-vous ?

Ce n’est vraiment pas une question facile, surtout avec mon incapacité à faire un choix ( c’est mon côté Balance). Mais bon, je vais quand même dire « Double jeu ». Oui, je sais, ce sont deux mots, mais au fond, qui ne joue pas un double jeu dans la vie ? Celui qu’on est vraiment et celui qu’on montre pour plaire.
Si vous conservez une seule phrase pour nous pousser à plonger dans vos pages dès ce soir, laquelle serait-ce ?
Et si ceux qui vous aimiez le plus cachaient des secrets capables de tout détruire ?
Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous aventurier dans le thriller psychologique plutôt qu’un autre genre ?
J’aime tous les genres, même si j’ai une préférence pour les romans policiers et les thrillers. Je peux lire du policier, du fantastique, de la romance… j’aime découvrir des univers différents. Mais quand il s’agit d’écrire, le thriller s’est imposé comme une évidence. C’est ce qui me semble le plus naturel.
Ce sont des histoires qui provoquent des émotions fortes. Elles remuent, elles dérangent. Et quand je me suis mise à écrire, j’ai eu envie de ça : ressentir, faire ressentir, bousculer.
Je crois que je navigue mieux dans les eaux sombres. Explorer les failles, les tensions, les zones grises de l’humain… ça me parle davantage.
Je suis peut-être trop terre à terre pour écrire du fantastique, même si j’aime beaucoup en lire. J’ai besoin de quelque chose de plausible, de presque réel.
Et si je devais écrire un roman d’amour… je crois qu’il finirait en drame. Allez savoir pourquoi.
Conclusion de l’entretien
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Et vous… Connaissez-vous cette autrice ? Que pensez-vous de son travail ? Dites-le nous en laissant un commentaire.
