Quand les mots s’effacent pour laisser place au dessin… Aujourd’hui, la petite rédac’ s’invite dans l’atelier créatif d’Elodie Adelle pour saisir l’étincelle qui anime son crayon.
Elle nous confie l’origine de ses mondes intérieurs.
Évasion graphique !
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Elodie, je suis illustratrice/illustratrice jeunesse et je fais aussi de la BD depuis plus de 10 ans. J’ai réalisé des illustrations pour des livres, couvertures, kamishibaï, … J’écris aussi mes propres histoires.
Entre commande et liberté artistique, où vous situez vous ?
J’aime bien les moments où je crée pour moi, mais, j’aime beaucoup les commandes. Avoir de nouveaux défis à relever en fonction du thème qu’on me demande, cela booste ma créativité.
Quel est votre rapport aux mots ? Quand vous lisez un manuscrit, qu’est-ce qui déclenche l’image chez vous ?
Mon rapport aux mots est paradoxal. J’aime écrire, moins lire. Lorsque je lis une histoire, le début déclenche immédiatement des images dans ma tête. Je vois les personnages, les scènes, les plans et l’ambiance. Je raconte beaucoup avec le dessin pour apporter quelque chose en plus aux écrits.
Quels sont vos outils de prédilection ? Crayon, encre, tablette graphique… votre atelier nous en dirait long sur vous.
Mon outil numéro un, depuis toujours, c’est le crayon. Je ne me vois pas commencer un dessin autrement. Et avec le temps, j’ai appris à dessiner avec d’autres outils : pinceaux, fusain, … Mais ce ne sont que des périodes à chaque fois. Mon bureau est un désordre organisé, il y a de tout : pour dessiner, peindre, créer, …
Y a-t-il une illustration dont vous êtes particulièrement fière, ou au contraire une que vous auriez aimé ne jamais rendre ?
Il y a une illustration dont je suis particulièrement fière, j’en ai fait un tableau. C’est une grande terrasse avec vue face à la mer. J’ai fait cette peinture pendant le confinement. Je crois que, indirectement, c’était une manière de m’évader, de « sortir » de chez moi.
Comment vivez-vous la solitude du studio ?
Je la vis bien, puis je ne suis pas seule. J’ai un fidèle compagnon qui reste avec moi.
Qu’est-ce que la littérature vous a apporté que d’autres univers n’auraient pas pu vous donner ?
La littérature m’apporte une imagination infinie. Grâce aux mots, des images m’apparaissent en tête et se multiplient au fur et à mesure de la lecture. C’est comme si, un film se déroulait dans ma tête. Puis, chaque lecteur imagine différemment, cela rend la littérature unique.
Si vous deviez illustrer votre propre histoire, quelle serait la première image ?
Si j’illustrais ma propre histoire, la première image serait sûrement un ciel avec des nuages. J’ai les pieds sur terre et la tête dans les nuages.
Conclusion de l’entrevue
Parce que chaque création est un dialogue, nous espérons que ce voyage au cœur de l’atelier d’Elodie vous aura inspiré. Une rencontre, une étincelle, et le livre prend vie.
Merci pour cette parenthèse créative !
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À bientôt sur le blog !
