La petite rédac’ interroge les auteurs afin que vous puissiez mieux les connaître. Aujourd’hui, nous partons à la rencontre de Diane Fastrez, autrice de feel good !
Où puise-t-elle son inspiration ? Elle a répondu à nos questions pour vous.
Découverte !
Entrevue littéraire | Diane Fastrez, les coulisses littéraires
Comment vous présenteriez-vous à vos futurs lecteurs ?
Depuis quelques années, je vis de ma plume et aide les marques à raconter leur histoire (via des newsletters, des articles, des pages internet, etc…). En 2023, j’ai réalisé qu’il me manquait quelque chose dans mon quotidien : l’écriture créative. Inventer des personnages, imaginer un scénario, créer des dialogues… Ça a été le déclic. C’est là que j’ai décidé de me lancer dans l’écriture de mon premier roman. Il se trouve que j’ai adoré l’expérience et que je compte bien me lancer dans l’écriture d’un second roman.
D’où est née cette petite June, cette enfant enquêtrice qui refuse la naïveté ? Est-ce un trait de caractère que vous possédez vous-même ?

Je ne sais pas si je lui ressemble sur la partie naïveté mais il y a un deux points que nous avons en commun : l’optimisme et l’émerveillement vis-à-vis des petites choses du quotidien. Pour ce qui est de June, elle est apparue très rapidement. En commençant à raconter l’histoire d’Alix, j’ai réalisé que proposer un angle différent et enfantin pourrait apporter de la profondeur et une sensibilité différente à l’histoire. On découvre ainsi les mêmes péripéties mais vécues de façon très complémentaire.
Comment définiriez-vous votre identité d’autrice en seulement trois mots ?
Optimiste – Solaire – Décalée
Quel a été votre plus grand défi durant l’écriture de ce premier livre, et quelle petite victoire (un commentaire, un chapitre réussi) vous a fait dire : « Je suis à ma place » ?
Avant de me lancer, j’ai rassemblé un maximum de conseils et astuces d’écriture (dans des podcasts, des livres, des interviews, etc.). Dans le lot, j’avais entendu que de nombreux auteurs faisaient un plan détaillé du roman (ex ici avec l’Ordre du Phénix de JK Rowling), avec les avancées par personnage et par chapitre. Du coup, j’ai essayé d’utiliser cette approche. Au début, ça m’a permis d’avancer et puis à 30 000 mots, j’étais bloquée. Plus rien ne me venait. Cette structure précise m’angoissait. J’ai réalisé que j’ai besoin de découvrir l’histoire en même temps que je l’écris, au même titre que le lecteur la découvre en tournant les pages. Du coup, j’ai tout repris de zéro, cette fois-ci en avançant au feeling. Et ça a marché. Pour ce qui est d’être “à ma place”, j’ai souvent ri ou moi-même été touchée par mes personnages donc je sentais qu’il se passait quelque chose. J’ai vraiment été convaincue d’être à ma place quand j’ai reçu les premiers retours de beta lecteurs.
Une mère solo, une petite fille et un retraité grincheux : pourquoi ce besoin de réunir trois générations dans un même escalier ?
Cela ne s’est pas fait de manière consciente. Le point de départ de l’histoire, c’est d’abord Alix, maman solo trentenaire. En écrivant, j’ai rapidement réalisé qu’il serait intéressant d’apporter d’autres points de vue. June est apparue comme une évidence. Elle permettait d’apporter une touche de légèreté et de tendresse à l’intrigue en analysant les aléas de la vie d’Alix… du point de vue d’une enfant de 7 ans. Et puis, j’avais besoin d’un complice pour que June puisse mener son enquête. C’est là que Nino est arrivé. En quelques pages, il est devenu une évidence et s’est imposé au même plan que les deux autres personnages. Au final, je trouve que ces trois générations sont rarement réunies alors qu’elles s’apportent pourtant beaucoup mutuellement. C’était l’occasion de le prouver.
Votre livre parle aussi de « ne plus hésiter ». Quel est le plus beau risque que vous ayez pris pour ce roman ?
Quand j’ai décidé d’écrire ce premier roman, je me lançais dans l’inconnu. Et je me suis rapidement dit que je n’étais probablement pas la seule. Du coup, j’ai choisi de documenter mon aventure, dès le premier jour, dans une newsletter gratuite qui s’appelle Chapitre. Chaque mardi, j’y partageais mes avancées, mes apprentissages, mes doutes… Autrement dit, je commençais à parler d’un livre qui n’existait pas encore. On m’a souvent dit que c’était culotté. C’était surtout pour moi une façon de construire cette aventure de manière collective, et aussi de me forcer à avancer. La première édition de la newsletter s’intitulait “J’écris un livre”. Il s’agissait de le prouver.
Si vous deviez résumer l’émotion principale de votre livre en un seul mot, lequel choisiriez-vous ?
Tendresse.
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Et vous… Connaissez-vous Diane Fastrez ? Que pensez-vous de son travail ? Dites-le nous en laissant un commentaire.
À bientôt sur le blog !
