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Entrevue littéraire | Christophe Beaudufe : Auteur et journaliste

La petite rédac’ interroge les auteurs afin que vous puissiez mieux les connaître. Aujourd’hui, nous partons à la rencontre de Christophe Beaudufe, auteur et journaliste !

Où puise-t-il son inspiration ? Il a répondu à nos questions pour vous.

Découverte !

Qui est vraiment Christophe Beaudufe et où peut-on vous suivre pour découvrir les coulisses de vos enquêtes ?

Je suis journaliste, actuellement à l’AFP où j’ai effectué presque la totalité de ma carrière, dont plus de 20 ans à l’étranger comme correspondant. Je suis assez peu actif sur les réseaux, mais on peut cliquer sur ma page Facebook, « Christophe Beaudufe auteur ».

Trois mots pour définir votre identité d’auteur ?

Hummm… je dirais premièrement «  journaliste  », car j’ai le souci de la reconstitution minutieuse de la réalité, des décors, des atmosphères, des ambiances politiques, des dialogues dans le style d’une époque. En deux : «  efficace  ». J’écris pour aller droit au but, dans un style direct, sans figures de style compliquées. Je veux que le lecteur ne décroche jamais, qu’il ait toujours envie de lire la phrase suivante. Et chaque chapitre se termine sur un cliffhanger (comme dans les séries de Netflix !!!) pour être bien sûr qu’on va tourner la page. Le troisième mot pourrait être «  psychologie  »… J’aime explorer et utiliser dans le scénario les failles intimes des personnages, leurs culpabilités, leurs dilemmes moraux, leurs passés troubles, leurs amours.

Pourquoi avoir choisi la mort suspecte du général Leclerc comme point de départ de ce scénario ?

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Parce que cette histoire vraie m’offrait sur un plateau un scénario exactement comme je les aime : la mort suspecte d’une haute personnalité, et des coupables possibles dans toutes les directions, de l’extrême-droite nazie au KGB en passant par les services secrets anglais et la mafia marseillaise. Bref, un terrain de jeu idéal pour un romancier. Dans la réalité, l’enquête officielle a conclu à un accident, mais ça aussi, je l’ai utilisé pour alimenter mon histoire.

Mêler personnages réels et fiction est complexe. Quel « fantôme » historique a été le plus difficile à faire revivre sous votre plume ?

Aucun. J’adore me saisir de personnages ayant réellement vécu et les mettre en scène, après avoir lu le plus de choses possibles sur eux ou écrites par eux. J’ai glissé dans mon histoire Charles de Gaulle, François Mitterrand (très jeune), le mafieux «  Mémé  » Guérini, Joseph Kessel, Pierre Lazareff (et bien d’autres moins connus) et je n’ai ressenti aucune difficulté à les faire revivre. C’était un pur plaisir. En fait ce sont les personnages que je créé qui me donnent le plus de travail.

Votre enquêteur est un journaliste de France-Soir. Qu’est-ce que ce regard « presse » apporte de plus qu’une enquête policière classique ?

C’est une question qu’il faut poser aux lecteurs qui ont aimé «  Les Fantômes de Berchtesgaden  ». Mais disons que dans cette histoire, le but du personnage central n’est pas de confondre ou d’arrêter un coupable, c’est de révéler une vérité historique cachée. C’est plus la mission d’un journaliste que celle d’un flic. Et puis j’avais très envie de situer une histoire dans le quartier de la presse parisienne florissante des années 50, un âge d’or que je n’ai pas connu évidemment, et qui était l’un de mes fantasmes de jeune journaliste.

Si votre thriller ne devait être résumé qu’à un seul mot, lequel choisiriez-vous ?

Je ne crois pas qu’on puisse résumer 75.000 mots en un seul… Les mots qui reviennent le plus souvent dans les commentaires des lecteurs sont «  suspense  », «  scénario bien ficelé  », «  mélange subtil entre fiction et réalité  ».

Quelle phrase diriez-vous à un passionné d’histoire pour qu’il plonge dans ce complot dès ce soir ?

À un passionné d’histoire, je dirais :

«  Tu vas découvrir tous les enjeux géopolitiques de l’après-guerre, ceux dont on ne t’a jamais parlé à l’école mais qui ont façonné la deuxième moitié du 20 e siècle.  »

Entre le secret de guerre de votre héros et la grande Histoire, qu’est-ce qui vous a donné l’élan de bâtir ce pont entre 1947 et 1950 ?

C’est la mort très suspecte en 1950 du géologue Conrad Kilian , qui ouvre le roman, et dont les circonstances sont absolument authentiques. C’est le point de départ du scénario. Que savait Kilian, en 1950, sur les réserves de pétrole du Sahara, qui lui avait valu d’être traqué par des services secrets étrangers ? Et qu’avait-il révélé à Leclerc, mort trois ans plus tôt en 1947 également dans des circonstances étranges ? Les réponses à ces questions sont historiques, je ne les ai pas inventées. Mais elles m’ont donné matière à construire une histoire. Et je me suis également appuyé sur un autre événement historique dramatique et réel, survenu en 1945 à Berchtesgaden, le lendemain de la prise du nid d’Aigle d’Hitler par les troupes du général Leclerc. Celui-là, je ne vous en parle pas, sous peine de divulgâcher l’histoire.

Cette entrevue vous a plu ?

Partagez-la et parlez de ce nouveau thriller historique autour de vous.

Et vous… Connaissez-vous Christophe Beaudufe ? Que pensez-vous de son travail ? Dites-le nous en laissant un commentaire.

À bientôt sur le blog !

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