La dysgraphie : définition et conseils
Votre enfant souffre de dysgraphie ? Découvrez 5 conseils et outils pour faciliter ses prises de notes quotidiennes.
La dysgraphie fait partie de la famille des troubles Dys au même titre que la dysphasie, la dyspraxie et la dyscalculie.
Elle provoque plusieurs troubles de l’apprentissage du langage écrit. Véritable handicap lors du parcours scolaire, la dysgraphie peut être provoquée par la mauvaise tenue du crayon ou/et à une difficulté à reproduire la forme des lettres et des chiffres, en particulier dans le cadre de troubles visuo-spatiaux.
Le dépistage précoce des troubles de l’écriture permet d’éviter que l’enfant ne s’enfonce dans l’échec scolaire. Cette déficience peut être identifiée au moyen d’un bilan. Les enfants atteints peuvent être accompagnés par de nombreux professionnels du diagnostique à la scolarisation.
Quels outils utiliser pour lutter contre la dysgraphie ? Comment différencier une simple écriture illisible d’un véritable trouble spécifique du geste graphique ? Pourquoi la dysgraphie est-elle si souvent associée à la dyslexie dans le parcours des élèves en difficulté ?
Focus !
La dysgraphie : Un trouble complexe et méconnu ?
L’écriture manuscrite reste un exercice complexe qui mobilise plusieurs aires de l’activité cérébrale simultanément.
Les troubles de la lecture et de l’écriture partagent souvent les mêmes bases de dysfonctionnement cognitif au niveau cérébral. La dysgraphie est souvent liée à un trouble de la motricité fine, rendant l’écriture manuelle épuisante et douloureuse.
Un bilan orthophonique est essentiel pour vérifier si le trouble du geste ne cache pas un trouble du langage plus profond.
Pourquoi la lenteur d’exécution est-elle souvent le premier signal d’alerte d’un trouble du geste graphique ? L’enfant dyspraxique rencontre des obstacles non seulement dans l’écriture, mais aussi dans l’organisation spatiale de sa pensée. Les processus cognitifs impliqués dans l’écriture sont tout aussi complexes que ceux sollicités lors de l’apprentissage de la lecture.
Pour l’élève souffrant de troubles multiples, la priorité est de restaurer l’estime de soi en contournant le barrage de l’écrit.
Découvrons vite 5 conseils pour venir à bout de cette difficulté.
Disclaimer : Cet article contient des liens d’affiliation. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
1. Découvrir des techniques actuelles

Les orthophonistes et psychomotriciens sont essentiels pour réaliser les bilans nécessaires à un diagnostic fiable.
Connaissez-vous le biofeedback ?
C’est un « ensemble de techniques principalement relatives à la bioélectricité pour la mesure de fonctions organiques qui repose sur la visualisation, avec des appareils électriques, des signaux physiologiques d’un sujet conscient de ces mesures. » – Wikipédia.
Cette discipline est de plus en plus développée malgré les nombreuses critiques qui la ciblent.
Que pensez-vous de cette technique récente ?
Le trouble des apprentissages est d’origine neurologique ; il n’est en aucun cas le résultat d’un manque d’effort de l’élève. Une scolarité épanouie est possible même avec une dysgraphie, à condition d’utiliser les bons outils de compensation.
2. Investir dans des guides manuels

Les troubles spécifiques du langage peuvent entraver la fluidité du geste si l’enfant lutte pour retrouver la forme de la lettre.
Les personnes atteintes de dysgraphie ont à leur disposition un panel d’outils efficaces pour améliorer leurs prises de notes au quotidien.
Ils existent depuis longtemps et sont facilement accessibles sur internet et en boutiques spécialisées.
Parmi les plus courants vous retrouverez les cahiers et les stylos destinés aux victimes de troubles dys.
3. Miser sur les nouvelles technologies

L’usage du clavier est souvent la meilleure solution pour libérer les ressources cognitives de l’enfant lors des rédactions. Mettre en place des aménagements raisonnables permet à l’élève de démontrer ses connaissances sans être freiné par son stylo.
Voici deux outils très appréciés par les usagers :
Les tablettes tactiles :
Des thérapeutes chiliens utilisent actuellement un test intitulé BHK (Brave Handwriting Kinder) qui nécessite quinze minutes d’analyse à l’œil nu de phrases recopiées par des enfants. Le tout a vu le jour grâce au projet Dynamico qui revendique une précision de 97% dans l’analyse de l’écriture grâce à l’utilisation d’une tablette tactile.
La recherche vocale :
Il est possible de compenser les difficultés graphiques en autorisant la dictée vocale pour les travaux de rédaction longs. Elle rend la recherche d’
4. Faire des séances de rééducation

Un repérage attentif permet de distinguer une simple fatigue d’un véritable blocage moteur lié à l’écriture. Pour les victimes de troubles sévères et handicapants, des séances de rééducation doivent être envisagées auprès de véritables professionnels.
Un trouble de l’écriture n’est pas une fatalité, mais le signe d’une organisation cérébrale qui nécessite des outils adaptés. Comment aider les parents et enfants à retrouver le plaisir de créer sans la souffrance du geste d’écriture ?
Ces professionnels permettent aux enfants de retrouver une partie de leurs facultés. L’orthophonie aide à renforcer les habiletés de conscience phonologique, indispensables même pour le geste graphique. Dans le cadre de la dysgraphie, il conviendra d’aider l’enfant à retrouver sa dextérité.
3 professionnels auxquels vous pouvez vous adresser :
- L’orthophoniste : Un professionnel remboursé par la Sécurité sociale
- Le psychomotricien : Intervention non remboursée sauf en cas de prise en charge par la MDPH
- L’ergothérapeute : Consultation non remboursée en dehors d’une prise en charge par la MDPH
5. S’informer au maximum sur les troubles DYS

Un trouble de l’acquisition de l’écriture s’inscrit souvent dans un tableau plus large de troubles du langage écrit. Identifier un trouble de la lecture associé à la dysgraphie est la première étape pour une scolarité enfin apaisée.
Un déficit des fonctions exécutives rend la mémorisation de l’orthographe d’usage beaucoup plus complexe lors de la rédaction. Les difficultés sévères de tracé ne sont pas un manque de soin, mais le résultat de troubles instrumentaux bien réels.
Pour en savoir plus au sujet de ces troubles, il est nécessaire de s’informer et de développer sa culture générale.
Voici 3 livres pratiques sur les troubles DYS :
100 idées pour accompagner les enfants dysgraphiques de Elise Harwal
360 exercices en dysorthographie et dysgraphie: Comprendre, évaluer, agir de Françoise Estienne et Tatiana De Barelli-Sponar
Mon enfant est différent ? TDAH | dys | précoce | autiste : le guide pour l’accompagner de Fabienne Henry
En avez-vous déjà entendu parler ?
Ils sont très souvent conseillés aux élèves qui préparent le diplôme d’état d’accompagnant éducatif et social.
Conseil de rédac’ : Valorisez le contenu plutôt que la forme pour ne pas décourager les dyspraxiques face à leurs efforts.
Les troubles des apprentissages nécessitent une approche globale, incluant le bien-être émotionnel de l’enfant. Une alliance solide entre parents et enfants est le premier moteur de réussite face aux défis de l’écriture.
Avez-vous aimé cet article ? Dites-le nous en laissant un commentaire.


Merci beaucoup pour votre témoignage. 👩💻
C’est une graphothérapeute qui a diagnostiqué mon fils et lui fait de la rééducation si ça peut aider d’autres personnes à trouver du soutient
Merci pour ton témoignage 🥰🥰