Le Destin de la Dame Blanche
Les légendes et les histoires de fantômes ont toujours été des sujets fascinants, et il est amusant d’en créer de nouvelles pour susciter l’émotion et l’excitation chez les lecteurs.
Le destin de la Dame Blanche est une réinterprétation des classiques de ce genre.
Bonne lecture et joyeux Halloween !
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Il y a bien longtemps, au cœur de l’Écosse du XVIIIe siècle, s’élevait une funeste demeure que l’on connaissait sous le nom de Maison de Dunhaven. Cette bâtisse imposante déployait ses façades orgueilleuses sur la lande désolée, mais elle recelait en son sein une chronique ténébreuse qui glaçait les âmes.
La Maison de Dunhaven abritait l’opulente famille McGregor. Ces patriciens vivaient au milieu du faste et de la magnificence, mais leur réputation de cruauté envers les manants des environs égalait leur fortune. La tradition orale accusait la matriarche du clan, Lady Elizabeth McGregor, d’être l’instigatrice de ces avanies. Le peuple la surnommait la « Dame Blanche » à cause de sa chevelure d’argent et des robes d’une blancheur virginale qu’elle affectionnait.
Toutefois, sous cette apparence de beauté éclatante, Lady Elizabeth dissimulait une désolation profonde qui rongeait son cœur. Des cauchemars abominables et des visions épouvantables la tourmentaient sans relâche, et son regard trahissait ce supplice intérieur. Les commérages du village prétendaient qu’elle avait conclu un pacte avec des puissances infernales afin de préserver sa jeunesse, et que le gage de cette alliance maudite n’était autre que l’âme de sa propre fille.
Les paysans chuchotaient des détails macabres concernant l’exécution de ce rituel abominable dans les cryptes de la demeure. Selon leurs dires, des chandelles de cire noire jetaient leurs lueurs sinistres, tandis que des formules démoniaques s’échappaient des lèvres de l’officiant. L’encens répandait ses fumées âcres dans l’atmosphère confinée, cependant que l’enfant, livide de terreur et désespérée, était immolée pour assouvir l’appétit vorace des entités maléfiques.
Cette nuit du pacte exécrable se muait en bacchanale de ténèbres et d’horreur, où l’innocence se trouvait souillée pour perpétuer la splendeur de la Dame Blanche. Les hurlements de la victime et le rire dément de Lady Elizabeth se répercutaient dans les recoins obscurs de la résidence, et composaient une symphonie de malédiction qui imprégna à jamais les pierres de l’édifice.
Ce commerce diabolique, conspué de sang et d’affliction, fut la source de l’éternelle mélancolie qui pesait sur la Maison de Dunhaven, où l’âme de la jeune sacrifiée semblait verser encore des larmes dans les ténèbres, tandis que la Dame Blanche, captive de sa propre beauté impérissable, errait dans un désespoir sans borne.
L’atmosphère de ce lieu maudit atteignit son paroxysme lors d’une nuit où l’orage déchaîna sa fureur. La foudre frappa la demeure et déclencha un incendie qui se propagea avec une rapidité effrayante. Des clameurs de terreur résonnèrent dans toutes les salles, mais nul secours ne put sauver les habitants. La Maison de Dunhaven fut dévorée par les flammes et ne laissa derrière elle qu’un lugubre tableau de dévastation.
Dès ce jour funeste, une aura mystérieuse s’attacha aux ruines de Dunhaven. La légende voulut que l’esprit de Lady Elizabeth, la Dame Blanche, continuât de hanter les décombres calcinés. Les rares téméraires qui osaient s’approcher des vestiges à la nuit tombée affirmaient percevoir des sanglots déchirants et des murmures sinistres.
Certains voyageurs prétendaient même avoir aperçu la silhouette diaphane et spectrale de la Dame Blanche, qui errait parmi les ruines en quête de rédemption pour ses forfaits. D’autres soutenaient qu’elle cherchait vengeance et voulait châtier les descendants de la famille McGregor pour les crimes de leurs aïeux.
La Maison de Dunhaven demeure un endroit maudit, interdit aux curieux. Peu d’audacieux osent en approcher, mais leurs récits exhalent l’effroi et la terreur. Comment qualifier une expérience si traumatisante qu’elle fige le sang dans les veines et obsède l’esprit ? Ces témoins affirment que le spectre de la Dame Blanche erre toujours dans les ténèbres et attend qu’un mortel ait le courage de pénétrer dans son univers de souffrance.
Ainsi, l’histoire de la Dame Blanche et de la Maison de Dunhaven continue de hanter les esprits des intrépides qui s’aventurent en Écosse, et rappelle à tous que les forfaits du passé laissent des stigmates qui perdurent, même par-delà la mort.
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Avez-vous aimé cette creepypasta ?
Rendez-vous l’an prochain pour une nouvelle histoire effrayante !
À bientôt sur le blog.

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Il est, dans ce récit, une beauté grave que l’on ne saurait effleurer sans un frisson d’âme.
Loin des fades terreurs d’apparat, la figure de la Dame Blanche s’y déploie avec une retenue tragique, empreinte d’une mélancolie presque sacrée.
Nul artifice, nulle outrance : seulement la lente persistance d’un chagrin trop ancien pour mourir, trop pur pour s’effacer.
Ce texte, tout en délicatesse sombre, semble ne point se contenter de raconter. Il veille. Il murmure.
Merci pour ce beau retour.