La peinture : Source inépuisable d’inspiration littéraire

Durant l’Antiquité, Horace associait déjà la peinture à la poésie dans son ouvrage intitulé Epistolae (Épîtres) et plus particulièrement dans l’Épître aux Pisons comme en témoigne la célèbre expression latine Ut pictura poesis (« La poésie, comme la peinture »).

Toutefois, pendant le Moyen Âge, la peinture commença a puisé ses sujets dans les textes religieux.

On peut donc naturellement s’interroger sur les rapports que les arts entretiennent entre-eux pour prouver combien leur contact fut prolifique, notamment dans le cas de la littérature et de la peinture qui se sont toujours mutuellement influencées.

Comment se caractérise l’influence de la peinture sur la littérature ?

Au sommaire :

  • Ut pictura poesis : Une expression polémique ?
  • L’influence des écrits religieux sur les artistes de la Renaissance
  • La peinture : Une source d’inspiration constante pour les auteurs contemporains ?

Ut pictura poesis : Une expression polémique ?

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Poésie et peinture : Des rapports contrastés

À l’origine, Horace, Aristote et Plutarque associaient la poésie et la peinture en les considérant comme deux disciplines aux missions similaires.

Cependant l’expression de Horace fut la cause de nombreux débats durant la Renaissance. L’expression latine fonde à ce titre la « poétique », un art littéraire aux normes différentes des arts picturaux.

« Du fameux “parallèle” résulte donc un ferment de séparation. » dira à ce propos Anne Larue dans La Synthèse des arts, publiée par les éditions Presses du Septentrion en 1998.

En dehors de ces polémiques intellectuelles, les peintures à connotation religieuse témoignaient également des liens étroits qu’entretenaient les plumes et les pinceaux des artistes.

L’influence des écrits religieux sur les artistes de la Renaissance

 

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Écriture biblique et peinture : Zoom sur le Jardin des Délices de Jérôme Bosch

Le Moyen Âge et la Renaissance se caractérisent notamment par une forte dépendance de la peinture aux textes religieux.

En effet, les scènes de La Bible ont souvent été illustrées avec un souci du détail parfois poussé à l’extrême. Pour mieux comprendre ces rapports, il est possible de se rapporter au triptyque monumental de Jérôme Bosch (1450-1516) appelé le Jardin des Délices.

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Partie centrale du Jardin des Délices – J. Bosch

Dans ce tableau en 3 pièces, se déroulent des scènes de vie dans des décors fantasmagoriques généralement associés au Paradis, à la vie terrestre et à l’Enfer.

Pour en savoir plus sur Jérôme Bosch nous vous proposons de découvrir un ouvrage relié extrêmement complet et disponible en livraison internationale sur Amazon. Par ici :

Connaissiez-vous déjà cet artiste peintre ? Dites-le nous en laissant un commentaire.

La peinture inspire-t-elle toujours autant les écrivains aujourd’hui ?

La peinture : Une source d’inspiration constante pour les auteurs contemporains ?

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En 2011, Le Truquetto de Metin Ardini a remporté le prix des libraires de Nancy. Mais sur quoi repose l’intrigue de ce livre? Sur l’une des seules œuvres restantes d’un élève de Titien, portraitiste prodige de la Renaissance italienne. 

Un tableau peut en dire énormément sur son créateur et sur son époque. C’est pourquoi, aujourd’hui encore, les écrivains s’inspirent d’œuvres d’art pour élaborer leurs schémas narratifs et l’histoire de leurs personnages.

3 livres dans lesquels la peinture est au cœur du récit 

  • La course à l’abîme de Dominique Fernandez 

Résumé :

Un jeune peintre inconnu débarque dans la capitale italienne en 1600 et, en quelques tableaux d’une puissance et d’un érotisme jamais vus, révolutionne la peinture. Réalisme, cruauté, clair-obscur : il bouscule trois cents ans de tradition artistique. Les cardinaux le protègent, les princes le courtisent. Il devient, sous le pseudonyme de Caravage, le peintre officiel de l’Église. Mais voilà c’est un marginal-né, un violent, un asocial ; l’idée même de  » faire carrière  » lui répugne. Au mépris des lois, il aime à la passion les garçons, surtout les mauvais garçons, les voyous. Il aime se bagarrer, aussi habile à l’épée que virtuose du pinceau. Condamné à mort pour avoir tué un homme, il s’enfuit, erre entre Naples, Malte, la Sicile, provoque de nouveaux scandales, meurt à trente-huit ans sur une plage au nord de Rome. Assassiné ? Sans doute. Par qui ? On ne sait. Pourquoi ? Tout est mystérieux dans cette vie et dans cette mort. Il fallait un romancier pour ressusciter, outre cette époque fabuleuse de la Rome baroque, un tempérament hors normes sur lequel on ne sait rien de sûr, sauf qu’il a été un génie absolu, un des plus grands peintres de tous les temps.

Source : Babelio

  • La Dame à la licorne de Tracey Chevalier 

Résumé :

Désireux d’orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Le commanditaire est riche, il rêve de grandes scènes de chasse et de batailles. Surpris d’avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l’artiste accepte après avoir entrevu la fille de Jean Le Noble dont il s’éprend. Elle deviendra l’inspiratrice et le modèle des tapisseries.
Cette passion entraînera Nicolas dans le labyrinthe de relations délicates entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes.
À Bruxelles, le lissier Georges de La Chapelle est confronté au plus grand défi de sa carrière. Jamais il n’a accepté un travail aussi ambitieux dans des délais aussi brefs. Mais les commandes sont rares et le marchand est puissant. Toute la vie de son atelier et de sa famille en sera bouleversée.
En élucidant le mystère d’un chef-d’oeuvre magique, Tracy Chevalier ressuscite un univers de passion et de désirs dans une France où le Moyen Age s’apprête à épouser la Renaissance.

Source : Babelio

  • Trois carrés rouges sur fond noir de Tonino Benacquista 

Résumé :

Vous savez, on peut mêler l’histoire de la criminalité à celle de la peinture. Au début, on peignait comme on tue, à main tue. L’art brut, on pourrait dire… L’instinct avant la technique. Ensuite est intervenu l’outil, le bâton, le pinceau. Un beau jour, on s’est mis à peindre au couteau. Regardez le travail d’un Jack l’Éventreur… Et puis on a inventé le pistolet. Peindre au pistolet apportait quelque chose de définitif et radical. Et maintenant, à l’ère terroriste, on peint à la bombe, dans la ville, dans le métro. Le graffiti anonyme qui saute au coin de la rue…

Source : Babelio

Connaissiez-vous ces ouvrages ?

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Vous l’aurez compris, les rapports entre la peinture et la littérature ne cessent d’évoluer et de se transcender mutuellement.

Que pensez-vous des liens qu’entretiennent les peintres et les auteurs ? 

À bientôt sur le blog.

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6 réflexions au sujet de “La peinture : Source inépuisable d’inspiration littéraire”

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