Topliners, punchliners : Qui sont-ils vraiment?

À la découverte des plumes musicales

 

Qu’ils aient une casquette de compositeur, d’auteur ou de producteur, leur manque de notoriété commence à interpeller le public.
Ces musiciens de l’ombre sont employés par des rappeurs ou des chanteurs afin de créer des mélodies accrocheuses. Un peu comme la plume politique, le topliner reste dans les coulisses et n’intervient qu’au stade préparatoire.
Le problème c’est que de nos jours les topliners sortent de l’anonymat ce qui semble fortement contrarier les artistes déjà établis et reconnus par le public. Beaucoup dénoncent l’usage de ces professionnels sur un plan éthique. Mais aussi et surtout sur le plan de la propriété intellectuelle.

Qui sont ces mélomanes de l’ombre ? Peuvent-ils devenir des stars ?

Découvrons d’abord les deux principaux types de topliners (et sachez qu’il en existe d’autres). Puis clarifions le débat en cours sur ce métier.

Les deux principaux types de topliners

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Ce métier méconnu existe en fait depuis les origines de la musique reggae en Jamaïque. Les top lines peuvent être faites à partir d’un rythme ou à partir de phrases incisives. C’est pourquoi deux types de topliners se distinguent du lot.

  • L’artisan du rythme

Il se charge de créer un rythme accrocheur. Pour se faire, il ne parle pas. Il ne chante pas. Du moins, pas vraiment… Il se contente de créer des airs sans parole pour mettre en relief la tonalité de la variation des tempos.

Bien que cette pratique soit très répandue, il en existe une seconde tout aussi populaire.
  • Le technicien des mots

Ce nouveau professionnel de la musique est particulièrement apprécié. Pourquoi ? Pour sa capacité à créer des rimes ou des refrains forts. La force, ici, ne revient pas à la véhémence de la plume, mais à un véritable talent de parolier qui pose les textes au bon moment.

N’oublions pas que ces faiseurs de hits n’ont pas qu’un talent pour la rythmique. Ils ont souvent plusieurs compétences (solfège, piano, beatboxing…). Ils ne sont pas non plus forcément formés aux métiers de l’ouïe et peuvent apprendre et travailler de façon autodidacte.

Un besoin de reconnaissance ?

 

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Le débat est le suivant : le topliner doit-il être aussi médiatisé que l’artiste lorsqu’il est à l’origine (en partie) d’une chanson à succès ?

Le problème, c’est que le monde de la musique, et plus généralement le milieu artistique est particulièrement fermé. Difficile de savoir quelles sommes ont été touchées par les topliners au moment de la création des punchlines (phrases choc) ou des variations musicales. En dehors des équipes, personne ne sait de quelle façon ils tarifient leur propriété intellectuelle.

Par ailleurs, ce praticien sonore ne subit pas non plus les effets négatifs de la médiatisation.

Être une star, ce n’est pas simplement écrire une sonnette entêtante.

C’est aussi de l’interprétation et un labeur quotidien. Aussi, la sortie de l’anonymat est synonyme d’abolition quasi-totale de la vie privée. Ainsi, Renaud Rebillaud refuse d’être considéré comme un artiste, en dépit de ses multiples collaborations à succès avec Maître Gims.

Après tout… Qui serait capable de jeter en pâture ses proches à la presse à scandale ? Qui serait capable de céder son image au prix d’un peu de lumière?

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En conclusion, cette branche des métiers du son est encore relativement méconnue. Même s’il est possible de distinguer deux facettes distinctes de cette profession. Certains préfèrent « marmonner » de nouvelles mélodies. D’autres sont à l’origine de phrases percutantes souvent réutilisées par les rappeurs.

Alors que certains de ces génies des mots protègent leur anonymat et cèdent volontiers leur prose. Des artistes talentueux comme Méryl ou Dany Synthé, commencent déjà à faire leurs premiers pas dans l’industrie musicale.

Si cet article vous a plu, par ici pour découvrir d’autres métiers pour vivre de votre talent pour l’écriture en 2019.

 

À bientôt sur le blog.

 

 

 

 

 

 

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1 réflexion au sujet de “Topliners, punchliners : Qui sont-ils vraiment?”

  1. Je préfère éclairer, plutôt que briller !
    Et la lumière, je préfère la produire, plutôt que la consommer.
    Tout ça parce que, j’adhère à cette théorie selon laquelle pour vivre heureux, il vaut mieux vivre caché…

    Très intéressant, cet article !

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